Gérer l’abandon quand on change de vie

gérer l'abandon

Cet article, ayant pour thème « Gérer l’abandon », participe à l’événement inter-blogueur du blog Courir un trail. Pour en savoir plus je t’invite à visiter le site de Mickaël, et à lire en particulier cet article que j’ai trouvé très inspirant.

Je dois t’avouer qu’au début, je ne savais pas trop ce que j’allais écrire. J’ai donc décidé de laisser libre court à mes pensées. C’était une bonne idée, je pense, car cela m’a permis de structurer un peu plus celles-ci, et de comprendre certaines choses. Cependant, je te préviens d’avance, cet article est beaucoup plus intime que ceux que j’ai pu écrire jusqu’à présent 😉

L’abandon… On y est tous confronté à un moment donné. Que ce soit abandonner un emploi, une activité, un projet. Pour certains, ce sera même une personne…

Pour ma part, c’est quelque chose que je connais bien. Ayant une personnalité multipotentielle(à ne pas confondre avec personnalité multiple !), je me passionne pour tout un tas de choses, ce qui m’amène à me lancer dans pleins de projets. Et inévitablement, à en délaisser certains un jour ou l’autre.

Cependant, même si l’abandon n’est pas très valorisé dans notre société, est-ce une si mauvaise chose ?

Abandonner, c’est une question de priorité

Au départ, lorsque l’on décide de changer de vie pour quelque chose qui nous semble mieux, on est dans la joie. Cela nous semble évident, c’est ce nouveau chemin qu’il nous faut emprunter pour continuer à être heureux(se).

Puis l’excitation du début laisse place aux doutes. Est-ce une si bonne idée ? Est-ce qu’on va y arriver ? Comment vont le vivre les enfants ?

Mettre fin à ma carrière de joaillière a également soulevé beaucoup de questions en moi. Pourquoi ai-je fait tout ces efforts pour finalement tout abandonner ? D’autant plus que mon entreprise commençait à bien aller et que ce métier semblait tout indiqué pour moi. En toute modestie, j’étais plutôt douée. Mes créations ont même gagné quelques concours.

Mais quelque chose de plus fort me pousse à faire ce choix. Avec un peu de recul, je me rends compte que c’est simplement une question de priorité. Mes enfants sont encore jeunes, et si je veux en profiter, c’est maintenant. La joaillerie elle, elle sera toujours là dans 10 ans. Mes filles, quant à elles, n’auront peut-être plus envie de passer autant de temps avec leurs parents lorsqu’elles auront 16 et 18 ans.

En fait, à bien y réfléchir, peu importe le choix. Je dois abandonner quelque chose : ma carrière ou mon rêve (d’aventures en famille).

Si tu lis ceci, il se peut fort bien que tu te questionnes à ce propos également. Où du moins, que tu te retrouves dans une situation semblable. Dans ce cas, je n’ai qu’une question à te poser : « Qu’est-ce que tu regretteras le plus de ne pas avoir fait dans 10 ans ? »

Pour moi, c’est évident !

Gérer l’abandon ou le regard des autres ?

Au-delà de nos propres doutes, il y a ceux des autres. C’est pourquoi j’ai préféré ne pas en parler tout de suite à mon entourage. En effet, annoncer à sa famille que l’on souhaite tout quitter pour voyager sans avoir forcément de date de retour, ça peut faire son petit effet.

incompréhension

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Tout le monde ne comprend pas cela. Pour certains, c’est même un peu trop. Ça remet en cause l’ordre établi. Tu sais : trouver un boulot stable, s’acheter une maison, se marier, avoir des enfants, travailler dans la même boîte jusqu’à la retraite, puis finalement prendre sa retraite. Et la fin, on la connaît tous.

Après, il n’y a rien de mal à vouloir ce genre de vie. Mais pour ma part, ça me rend anxieuse. Rien que le fait de devoir choisir l’endroit où m’établir me fait paniquer. Et pourtant, c’est pas faute d’avoir essayé. On en a passé en revue des pays dans lesquels on pourrait vivre. Mais finalement, j’en revenais toujours au même point : « Qu’est-ce qu’il va se passer quand je ressentirai à nouveau le besoin de bouger ? »

Du coup, lorsque l’on a décidé de vivre un mode de vie nomade, du moins pour quelque temps, la pression est retombée. Nous n’étions plus obligés de choisir. En fait, on a fait le choix de ne pas choisir tout simplement.

Puis, lorsqu’on a été en mesure d’assumer un peu plus notre décision, nous avons commencé à en parler. Enfin, surtout moi ! Au début, je l’ai annoncé à des amis que je savais ouverts d’esprit. Et cela a fait un bien fou, car leur enthousiasme m’a donné des ailes.

Il n’y a eu que deux personnes qui n’avaient pas l’air de comprendre, mais qui n’ont trop rien dit. Finalement, ce regard des autres que j’appréhendais tant n’a pas eu trop d’impact sur nous.

Abandonner, c’est faire de la place à autre chose

Après tout, quand on y pense bien, abandonner, c’est faire du vide dans sa vie. En lâchant prise, on fait de la place à autre chose.

De ce point de vue-là, l’abandon semble tout de suite moins négatif. Et personnellement, je préfère le voir comme cela.

De toute façon, à quoi cela sert-il de continuer dans une voie qui ne nous convient plus ? À vrai dire, cela relève de la folie. Tu ne crois pas ?

Il faut apprendre à se faire confiance. Après tout, nous sommes les mieux placés pour savoir ce qui nous convient. Donc si tu penses que toi aussi, tu dois abandonner quelque chose pour faire place à de nouveaux projets, fonces !

 

J’espère que cet article t’aura aidé à y voir plus clair, si tu te trouves toi aussi dans une situation semblable. Si c’est le cas, n’hésite pas à me le partager dans les commentaires. Cela me fera plaisir de discuter avec toi 😉

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